EMDR avis négatif : effets secondaires et idées reçues

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« J’ai lu des avis négatifs sur l’EMDR, et ça m’a fait peur. » Cette phrase, je l’entends souvent. Sur les forums, entre témoignages bouleversants et mises en garde alarmistes, difficile de démêler le vrai du faux. Voici, sans langue de bois, ce que sont vraiment les effets d’une séance d’EMDR, ce qui relève du risque réel et ce qui tient de l’idée reçue.

Avant de se lancer, beaucoup de personnes tapent « EMDR avis négatif » dans Google. C’est légitime : on veut savoir dans quoi on s’engage. Pourtant, ce qu’on y trouve brouille souvent les pistes. En effet, des témoignages sincères côtoient des raccourcis inquiétants, et l’on ressort plus perdu qu’avant. Je vous propose donc un point clair, en tant que praticienne certifiée, sur ce qui est vrai, ce qui est exagéré et ce qui est carrément faux.

« EMDR avis négatif » : pourquoi en trouve-t-on autant ?

Commençons par l’essentiel. Oui, des avis négatifs existent. Non, cela ne condamne pas la méthode. Plusieurs raisons l’expliquent.

D’abord, l’EMDR touche à des souvenirs douloureux. Ainsi, un travail sur le trauma n’est jamais totalement confortable, et certains le vivent comme éprouvant. Ensuite, la qualité de l’accompagnement varie beaucoup. Une séance mal cadrée, engagée trop vite, laisse forcément un mauvais souvenir. Enfin, l’EMDR ne convient pas à tout le monde, ni à n’importe quel moment.

Autrement dit, la plupart du temps, un « EMDR avis négatif » ne vise pas la méthode elle-même, mais un cadre insuffisant. Or c’est précisément ce cadre qui fait toute la différence.

Les effets secondaires réels de l’EMDR

Soyons précis, car c’est là que les idées reçues prospèrent. L’EMDR peut entraîner des effets, mais ils restent généralement temporaires et bien connus.

Pendant la séance

Au moment du retraitement, des émotions remontent parfois : tristesse, colère, larmes, sensations physiques. C’est le signe que le souvenir bouge. Toutefois, vous gardez le contrôle à chaque instant, et je vous accompagne pas à pas.

Dans les heures qui suivent

Ensuite, une fatigue survient fréquemment. Certaines personnes se sentent « chamboulées », d’autres font des rêves plus intenses la nuit suivante. En réalité, ces réactions montrent que le cerveau poursuit son travail. Par ailleurs, elles s’estompent en un à deux jours. J’ai détaillé ce phénomène dans mon article sur ce que l’on ressent après une séance chez le psy.

Ces effets ne sont donc pas des « dangers ». Ce sont des réactions normales, comparables à la fatigue qui accompagne une cicatrisation.

EMDR : les idées reçues les plus fréquentes

Passons maintenant aux croyances qui circulent. Remettons-les à leur place, une par une.

« L’EMDR fait revivre le traumatisme »

Faux. L’objectif est même l’inverse. Concrètement, vous vous connectez brièvement au souvenir, sans le raconter en détail, pour permettre au cerveau de le retraiter. Ainsi, le but est de lui faire perdre sa charge émotionnelle, pas de vous y replonger.

« On perd le contrôle, comme sous hypnose »

Faux également. Pendant une séance d’EMDR, vous restez pleinement éveillé et acteur. Vous pouvez d’ailleurs arrêter quand vous le souhaitez. Du reste, même l’hypnose ericksonienne, que je pratique aussi, ne fait pas « perdre le contrôle » : voilà une autre idée reçue tenace.

« C’est une méthode non reconnue »

Faux, et c’est facile à vérifier. Depuis 2013, l’OMS recommande l’EMDR pour l’état de stress post-traumatique. En France, la Haute Autorité de Santé et l’Inserm la reconnaissent également. On est donc loin de l’effet de mode.

« Une seule séance suffit à tout régler »

Faux, dans l’autre sens cette fois. En effet, l’EMDR n’a rien de magique. Le nombre de séances dépend de votre histoire : quelques-unes pour un événement isolé, davantage pour un vécu complexe. Promettre une guérison en une séance serait malhonnête.

Pourquoi l’EMDR est-elle parfois controversée ?

La question revient souvent, et elle mérite une réponse honnête. En réalité, la controverse porte moins sur l’efficacité que sur le mécanisme. Les chercheurs s’accordent sur les résultats, mais débattent encore du rôle exact des mouvements oculaires. Certains y voient un ingrédient actif, d’autres un simple support d’attention.

Par ailleurs, la méthode a connu un succès rapide, avec son lot de praticiens formés à la hâte. Ainsi, des séances mal conduites ont nourri le doute. Enfin, l’EMDR bouscule une idée ancienne : celle qu’il faudrait « parler longuement » pour aller mieux. Pourtant, le retraitement passe surtout par le ressenti, pas par le récit.

Autrement dit, la controverse existe dans les revues scientifiques, mais elle ne remet pas en cause la recommandation des grandes autorités de santé. Elle rappelle surtout une chose : le cadre et la formation du praticien font la différence.

Existe-t-il de vrais risques ou contre-indications ?

Oui, et il faut en parler honnêtement. Ainsi, l’EMDR demande des précautions dans certaines situations : troubles dissociatifs sévères, états psychiatriques instables, ou ressources encore insuffisantes pour traverser le retraitement.

C’est pourquoi une prise en charge sérieuse ne commence jamais par le souvenir douloureux. Au contraire, les premières séances évaluent votre situation et installent des points d’appui. Si l’EMDR n’est pas indiquée, ou pas encore, je vous le dis clairement. Parfois, différer, c’est protéger.

Comment éviter un « EMDR avis négatif » à votre tour

Puisque ces avis viennent souvent d’un cadre défaillant, quelques repères simples vous protègent.

  • Vérifiez la formation du praticien. Une certification reconnue et une supervision régulière rassurent.
  • Méfiez-vous des séances qui démarrent trop vite. Pas de retraitement dès la première demi-heure : c’est un signal d’alerte.
  • Assurez-vous d’une phase de préparation. Elle installe les ressources qui rendront le travail supportable.
  • Choisissez quelqu’un avec qui le courant passe. La confiance compte autant que la technique.

Ces critères ne sont pas des détails. Au contraire, ils séparent une expérience éprouvante d’un travail apaisant.

En résumé : faut-il croire les avis négatifs sur l’EMDR ?

Non, à condition d’être bien accompagné. Les effets secondaires existent, mais ils restent temporaires et attendus. Les vrais risques, eux, se préviennent par une évaluation sérieuse. Quant aux idées reçues, elles résistent mal aux faits. Ainsi, un « EMDR avis négatif » en dit souvent plus long sur le cadre d’une séance que sur la méthode.

Si vous hésitez encore, parlons-en. Lors d’un premier rendez-vous, nous vérifions ensemble si l’EMDR vous convient, sans aucun engagement. Vous trouverez d’autres réponses sur ma page questions fréquentes ou en découvrant ma pratique de l’EMDR à Clamart.

Prendre rendez-vous ou m’appeler au 06 74 00 19 08.

FAQ- EMDR avis négatif

L’EMDR est-elle dangereuse ?

Non, lorsqu’elle est pratiquée par un praticien formé et dans un cadre adapté. Les effets ressentis (fatigue, émotions, rêves plus intenses) sont temporaires et font partie du processus de retraitement. Les vraies contre-indications sont connues et s’évaluent avant de commencer.

Quels sont les effets secondaires d’une séance d’EMDR ?

Le plus souvent : une fatigue, une émotivité passagère et parfois des rêves plus marqués dans les heures ou la nuit qui suivent. Ces réactions s’estompent généralement en un à deux jours et signent le travail du cerveau sur le souvenir.

Pourquoi lit-on des avis négatifs sur l’EMDR ?

Souvent parce que la séance a été engagée trop vite ou sans préparation suffisante. La plupart de ces avis pointent un cadre insuffisant plutôt que la méthode elle-même, qui est reconnue par l’OMS et la Haute Autorité de Santé.

L’EMDR fait-elle revivre le traumatisme ?

Non. Vous vous connectez brièvement au souvenir, sans le raconter en détail, pour permettre au cerveau de le retraiter et de lui faire perdre sa charge émotionnelle. L’objectif est l’apaisement, pas la reviviscence.

Y a-t-il des contre-indications à l’EMDR ?

Oui, dans certaines situations (troubles dissociatifs sévères, certains états psychiatriques instables, absence de ressources suffisantes). C’est pourquoi une prise en charge sérieuse commence toujours par une évaluation avant tout retraitement.

Pourquoi l’EMDR est-elle controversée ?

Le débat scientifique porte sur le mécanisme, notamment le rôle exact des mouvements oculaires, et non sur les résultats. À cela s’ajoutent des praticiens formés trop vite, dont les séances mal conduites ont alimenté le doute. Les grandes autorités de santé maintiennent néanmoins leur recommandation

Sarah Baudot Bonnot — Thérapeute systémique et stratégique (Institut Gregory Bateson, approche de Palo Alto), praticienne en hypnose ericksonienne et en EMDR, certifiée par le CIRET-TP. Cabinet à Clamart (92) et consultations à Paris. En savoir plus

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